Pierre de Coubertin, élitiste, misogyne, colonialiste et raciste

Pierre de Coubertin (Paris 1863-Genève 1937)

torch-bearer-at-the-berlin-olympic-games-1936Cet éducateur français nous est systématiquement présenté par les média et la presse servile, comme un grand bienfaiteur de l’humanité, champion de l’universalisme, de l’amitié et de la fraternité entre les peuples, les “races” et les sexes. Qu’en est-il exactement ? Le moyen le plus simple pour le découvrir de manière objective et de le faire à travers ses propres écrits et paroles.

Le fasciste du sport, ses pensées, son œuvre

« Nous devons à Pierre de Coubertin, revendique aujourd’hui le CIO, toute l’organisation des Jeux olympiques, qui ont bénéficié de son esprit méthodique, précis et de sa large compréhension des aspirations et des besoins de la jeunesse. »
Mais même pour son époque, le baron Pierre de Coubertin, aristocrate français né en 1863, grand admirateur des civilisations grecques qui se mit en tête, après un passage en Angleterre de restaurer l’antique tradition des jeux olympiques, était un sacré réactionnaire arrimé à un racisme revendiqué.
La philosophie qui présidait aux Jeux modernes était sans ambiguïté :
« La première caractéristique de l’olympisme est d’être une religion, disait-il. En ciselant son corps par l’exercice, l’athlète antique honorait les dieux. L’athlète moderne fait de même : il exalte sa race, sa patrie et son drapeau. »
Il affirmait ainsi sa vision de la hiérarchie entre les peuples de la planète :

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« Il y a deux races distinctes : celles au regard franc, aux muscles forts, à la démarche assurée et celle des maladifs, à la mine résignée et humble, à l’air vaincu. Hé bien ! C’est dans les collèges comme dans le monde : les faibles sont écartés, le bénéfice de cette éducation n’est appréciable qu’aux forts. » Pierre de Coubertin

Les premiers Jeux furent marqués par un racisme éhonté.

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« Je suis un colonial fanatique », écrivait sans mentir le baron Coubertin.

Il était raciste, persuadé de la supériorité des Blancs sur les Noirs :

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« À la race blanche, d’essence supérieure, toutes les autres doivent faire allégeance ».

Coubertin était résolument hostile à la participation des femmes aux JO, qu’il appelait « les olympiades femelles, inintéressantes, inesthétiques et incorrectes », sauf à un titre : « Aux Jeux olympiques, leur rôle devrait être surtout, comme aux anciens tournois, de couronner les vainqueurs. »

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Lors de ces olympiades de 1908, 2008 athlètes représentant 22 délégations et parmi lesquels on comptait 37 femmes, participèrent à 110 épreuves.

Contrairement à l’opinion officielle entretenue, le sport version capitaliste ne représente pas une simple “continuité” des jeux antiques.

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Voici le véritable cadre idéologique de la renaissance des jeux Olympiques modernes : Les femmes interdites d’accès, les Nègres, Indiens et autres métèques tolérés dans le rôle de faire valoir.

On retiendra d’ailleurs que pour la troisième olympiade de 1904 à St Louis (USA), les compétitions furent organisées séparément, ceci en fonction de la ” race ”  des compétiteurs.

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1904 – St Louis (USA)

Les organisateurs américains considéraient en effet les Pygmées, Turcs, Syriens et autres Sioux comme des trublions exotiques, indignes d’être comparés à la fine fleur de l’athlétisme WASP (suprématie anglo-saxonne blanche).  Quant à Coubertin, malgré le succès grandissant  des J.O modernes, il ne cessa de tempêter contre le laxisme ethnique des jeux et surtout l’éventuelle participation des femmes aux Olympiades. Il y voyait un affront majeur à la grandeur et à la pureté originelle de cette compétition.

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En 1912, aux Jeux olympiques de Stockholm, le baron Pierre de Coubertin introduit des disciplines artistiques. Il remporte d’ailleurs l’or en littérature.

Néanmoins, la pression grandissante des mouvements féministes au cours des années 20 eut raison des règlements désuets et machistes du comité international olympique, si bien qu’en 1928, aux jeux d’Amsterdam, et contre l’avis de Coubertin bien sûr, les femmes, au nombre de 290, firent leur entrée triomphale aux épreuves d’athlétisme.

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Démonstration de saut en hauteur féminin, 1908

L’olympisme des Grecs anciens ne se basait absolument pas sur l’idée du record ou l’obsession de la performance et du chronomètre. Si la confrontation entre adversaires existait, elle entrait dans un cérémonial religieux et des mythes qui n’ont plus rien à voir avec l’univers matériel et mental des jeux contemporains.

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«En un siècle de laïcité, une religion était à notre disposition. Le drapeau national, symbole du moderne patriotisme montant au mât de la victoire pour récompenser l’athlète vainqueur, voilà qui continuerait le culte près du foyer allumé.» Pierre de Coubertin

Même si l’aspect militaire, la guerre entre cités, la volonté de se “doper” et la dimension mercantile étaient déjà présents. Les jeux Olympiques, comme ceux de Paris en 1900 ou de Londres en 1908, sont déjà de véritables foires commerciales.

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L’appel à la collaboration de classes est un trait marquant du nationalisme et du fascisme: «Que la jeunesse bourgeoise et la jeunesse prolétarienne s’abreuvent à la même source de joie musculaire, voilà l’essentiel, qu’elles s’y rencontrent ce n’est maintenant que l’accessoire. De cette source découlera, pour l’un comme pour l’autre, la bonne humeur sociale, seul état d’âme qui puisse autoriser à l’avenir l’espoir de collaboration efficace.» Pierre de Coubertin

Mais surtout, ces jeux s’inscrivent dans un contexte de montée des tensions guerrières et participent à alimenter le nationalisme ambiant. L’institution des jeux Olympiques créée en 1896, comme pseudo-tradition de la Grèce ancienne libérant les esclaves et devant correspondre à l’idéal démocratique affiché par Pierre de Coubertin et son célèbre adage, “ l’essentiel est de participer ”, n’est qu’une imposture!
Ces jeux modernes réactivés pour propager l’hystérie chauvine, le militarisme, se situent dans le cadre de l’aliénation capitaliste tout repose sur l’élitisme et les rapports de domination liés à la production de marchandises.

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JO de Berlin, 1936

Avant de mourir en 1937, il trouva un ultime motif de satisfaction : les JO de Berlin en 1936.

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«La glorification du régime nazi, a été le choc émotionnel qui a permis le développement qu’ils ont connu.» Pierre de Coubertin aux côtés d’Adolf Hitler

Alors que bien des gens réclamaient leur boycott, Coubertin soutint de bon cœur le régime hitlérien qu’il admirait :

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«La théorie de l’égalité des droits pour toutes les races humaines, conduit à une ligne politique contraire à tout progrès colonial. Sans naturellement s’abaisser, à l’esclavage ou même à une forme adoucie du servage, la race supérieure a raison à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée.» Pierre de Coubertin

olympic-stadium-berlin-1936« La onzième olympiade s’accomplit sur un plan magnifique. J’ai l’impression que toute l’Allemagne, depuis son chef jusqu’au plus humble de ses écoliers, souhaite ardemment que la célébration de 1936 soit une des plus belles. Dès aujourd’hui, je veux remercier le gouvernement allemand pour la préparation de la onzième olympiade. »
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Hitler lui renvoya l’ascenseur en proposant Coubertin pour le prix Nobel, ce que l’Académie Nobel, pourtant très conservatrice, refusa.
Les idéaux olympiques selon Coubertin étaient en fait les mêmes que ceux du nazisme : sélection et glorification des plus forts, élimination des faibles.
C’est ainsi que Josef Goebbels fit de son mieux afin tirer parti du renouveau de l’olympisme pour glorifier le Troisième Reich et le nazisme.
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Le baron Pierre de Coubertin lui même était affolé par l’idée d’un “ sport socialiste ”. Dès lors, pour renforcer la soumission à l’ordre établi, le sport devenait un des outils majeurs à disposition.
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