Les gilets jaunes, une attaque culturelle massive de la bourgeoisie

 L‘attaque culturelle de la bourgeoisie est partie de BFMtv qui a nourri le mouvement anti-fiscal du 17.
La bourgeoisie a fait surgir ce mouvement comme les patrons bretons firent surgir les bonnets rouges. [1]

Jérome Rodrigues chez le royaliste Thierry Ardisson est la matérialisation de l’attaque de la bourgeoisie contre ceux d’en bas en prenant appui sur la part la plus réactionnaire et la plus religieuse du prolétariat.

Cette contre-révolution depuis le bas ravage la capacité de notre classe sociale à réagir à cette attaque et ce depuis l’intérieur. Plus les opportunistes ont nourri ce mouvement, plus ils ont saboté la potentialité d’une autonomie ouvrière conséquente face à cette attaque historique. En prétendant modifier la dynamique de l’intérieur, tous ont nourri un mutant politique, matérialisation du fascisme rampant dans la société.

En procédant ainsi, la bourgeoisie la plus réactionnaire est parvenue à faire pencher à droite l’ensemble de la société et à inviter ainsi sur les plateaux, des individus naïfs et serviles acceptant fondamentalement, dans leur conception profonde de l’existence, la naturalité du marché et la verticalité de la société. La bourgeoisie change ainsi la poussée de classe en complainte d’illuminés entendant être mieux traités par leurs maîtres tout en engageant une voie ne pouvant produire que l’inverse de la revalorisation qu’ils prétendent défendre. Les Gilets Jaunes pensent et agissent à l’envers contre leur propre classe depuis leur propre classe.

La bourgeoisie française a choisi d’appuyer la lame réactionnaire en faisant émerger des vrais faux opposants depuis le bas alors que jamais elle n’offre ou presque, la parole aux syndicalistes non médiatisés et aux grévistes, qui sont qualifiés de “preneurs en otage”.

Ce sont les gilets jaunes qui prennent en otage la classe ouvrière pour le compte de la bourgeoisie la plus réactionnaire.

Les gilets jaunes, pour la bourgeoisie, possèdent la même fonction de domination que la célébration des Mères par Pétain.

Des individus que l’on célèbre pour mieux pouvoir les maintenir dans leur position subalterne structurelle.

Tous les flux marchands d’opposition à Macron sont fascisants car agrégés par le gilet sur la base des structures numériques de la fachosphère qui s’est encore étendue. Le gilet n’est pas jaune, il est bleu blanc rouge. Jaune car patronal.

Cette contre-révolution depuis le bas fait resurgir l’âme catholique, à la télé ou sur les réseaux marchands.

 Les gilets jaunes, “on” les appuie car “on” aime bien l’idée qu’ils restent en bas.
“On” devient supporteur de sa propre lévitation sociale. Le petit théâtre des gilets le samedi, c’est principalement un puissant instinct de conservation. C’est la volonté farouche qu’il ne puisse pas se développer de mouvement d’opposition conséquent et très offensif dans le contexte d’organisations ouvrières et militantes exsangues, laminées par l’empilage de décennies de défaites successives, par la disparition de la pensée critique. Une forme de réflexe de classe. La fameuse révolution impure de Lénine qui affriolât  en décembre quantité de classes moyennes révolutionnaires masculines sur réseaux marchands;

C’est bien d’avantage la peur de voir surgir en face du fascisme rampant enfin matérialisé, un authentique mouvement révolutionnaire.

 Tous ceux qui ont appuyé ce mouvement sont de vigoureux réactionnaires, de farouches contre-révolutionnaires, que ce soit les chaînes patronales, à commencer par BFMtv, qui a nourri ce mouvement, que ce soient les fascistes et les royalistes, que ce soient la gauche altermondialiste en état de décomposition avancée, que ce soient les nationaux-communistes, que ce soit l’ultra “gauche” demeurée, que ce soient les staliniens des bureaucraties syndicales, que ce soient les opportunistes politiques et autres nationalistes de droite narcissique et mégalomane (Juan Branco), que ce soient les anti-féministes, que ce soient les sociaux-chauvins et bien sûr, les antisémites, de gauche comme de droite. Tous ont nourri ce mouvement de peur de voir surgir un mouvement d’opposition massive à Macron.

Des grandes manœuvres croisées de nombreuses sous-classes dominantes qui amplifient l’attaque culturelle frontale de la bourgeoisie, qui a visiblement décidé d’employer des visuels à grand spectacle et qui s’est donné les moyen de rabattre culturellement toute idée de progressisme conséquent.

 


L‘extrême gauche s’est liquidée sur place et il n’y a plus personne en face. La totalité ou presque du milieu militant, ou ce qu’il en reste, a accompagné et nourri cette contre-révolution signant un départ de reprise en main du pouvoir par les hommes pour les hommes, y compris se cachant derrière des femmes gilets jaunes en lutte.

Le Nouvel Obs se hâte de nous rappeler combien grande est notre chance de vivre dans un pays où nous appartenons aux 10% les plus riches. L’encadrement progressiste entrevoit une poussée de classe là où il y a contre-poussée d’une classe concurrente, ce qui nourrit encore d’avantage ce sillon réactionnaire, que les réseaux marchands amplifient et renvoient, tel un bouton purulent installé au dessus de nos têtes.

L’altermondialisme, qui, contrairement à son diable américain, ne traina pas des pieds avant d’entrer dans le conflit en envoyant non pas la classe ouvrière mais des croyants. Des retraités. Des catholiques de gauche tentant de reprendre la main sur des cathos d’extrême droite sortis de leurs structures de domination.

Après le café suspendu il y a quelques années de cela, sensé régler de nombreuses questions que pose la crise sociale et sanitaire, les journalistes révolutionnaires de France 3 trouvent une meilleure solution encore, les salons de coiffure pour pauvres avec coupe à 7€ voire à 2€. On la tient. En voilà une solution pour ne pas augmenter les minimas sociaux. L’idée est géniale.

Tous les jours ou presque, il y a une profanation, le climat social est délétère. Les violences faites aux femmes, aux Roms, aux homos, aux Juifs sont en forte augmentation et ne sauraient être mesurées uniquement indépendamment les unes des autres, à la manière de l’association critique des médias ACRIMED [2]  étudiant de manière pseudo-scientifique un fait massif relevant de l’obscurantisme, passant sous silence les 105 millions de fausses informations [3] racistes, complotistes ayant été diffusées en masse sur les groupes gilets jaunes agglutinées sur les réseaux commerciaux dits “sociaux” et toutes les conséquences concrètes qu’elles ont pu avoir dans le réel.

Car la plupart des idéologues bavards et prétentieux ayant sombré dans le ni-ni, à savoir ni soutien aveugle, ni rejet massif, sont des hommes.


Décorréler ces analyses s’ajoutant à d’autres analyses, du magma nationaliste et fasciste soulevé par cette contre-révolution est malhonnête et aveugle aux réalités des oppressions dont les victimes structurelles subissent une fois de plus, la violence des hommes.

Il n’est pas possible de faire d’un mouvement fasciste un mouvement révolutionnaire.

Ce n’est pas comme ça que ça marche.

Les deux ne tournent pas dans le même sens.

Ils ont nourri et entretenu ce mouvement. Ils ont mystifié sur sa nature réelle. Ils se sont accommodés de sa nature fondamentalement réactionnaire.

Ils se sont liquidés dans ce mouvement.  quelle que puisse en être la raison invoquée, notamment celle de ne “pas laisser ce mouvement à l’extrême droite”, ce sont  de vigoureux ennemis de l’émancipation, de l’Egalité et de la Révolution.

Aidez nous à consigner la totalité des blogs, sites, pages, de cette extrême gauche opportuniste entendant maintenir en place les structures existantes.

Ce sont de vigoureux ennemis de l’Egalité et de la classe ouvrière et de l’émancipation.

 

 

Les Enragé-e-s

 

[1] Derrière la percée des « gilets jaunes », des réseaux pas si « spontanés » et « apolitiques » https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/04/17/derriere-la-percee-des-gilets-jaunes-des-reseaux-pas-si-spontanes-et-apolitiques_5451242_4355770.html

[2] Antisémitisme : les gilets jaunes convoqués devant le tribunal médiatique du mardi 2 avril 2019

[3] Les “fake news” liées aux “gilets jaunes” partagées plus de 105 millions de fois sur Facebook https://www.midilibre.fr/2019/03/13/les-fake-news-liees-aux-gilets-jaunes-partagees-plus-de-105-millions-de-fois-sur-facebook,8065284.php