Aux origines rouges-brunes des Gilets Jaunes : 1996-2004, la revue Immédiatement

De vieilles rumeurs non vérifiées couraient depuis longtemps sur des accointances entre Julien Coupat et sa bande (les “accusés de Tarnac”) et des franges catho-légitimistes gravitant autour de Jacques de Guillebon.

 Conservatisme libéral quand tu nous tiens, spécial dédicace du Comité Invisible publiée dans Lundi Matin et citant le juriste officiel du IIIème Reich Carl Schmitt… On admirera ou pas également le titre de l’article qui est aussi une citation tronquée de Goebbels

 

 Pour essayer de comprendre comment et pourquoi ces dix dernières années, l’ultra gauche (lundi matin, le Comité Invisible) a pu s’abreuver à des auteurs nazis et au-delà, tenter d’ouvrir un large panorama historique basculant de la révolution conservatrice au postmodernisme, avec en pivot, une auteure néo-droitière en la personne de Hannah Arendt, une conférence d’Emmanuel Faye.

 

Comité invisible ou encore avec tiqqun où est cité Otto Weininger, un anti-féministe et antisémite autrichien du début du 20eme siècle digne de Drumont

 Quelques pistes pour comprendre l’implication active qui peut être celle de l’ultra-gauche, de la mouvance post-anarchiste, des organisations post-trotskistes et d’une partie de la gauche identitaire dans ce mouvement proto-fasciste.

Un coup Jarnac, un coup Tarnac, le calembour cosmique se situ-ait ici dans le détail de diableries toponymiques.
 L’histoire de la revue Immédiatement (1996-2004), dont plusieurs des fondateurs figurent aujourd’hui au comité de rédaction de la revue catho-écolo extrêmedroitisante Limite (Falk van Gaver), nous offre un éclairage nouveau sur les orientations passées et présentes de ce groupuscule d’« ultragauche », de ses différents avatars et de toute la mouvance nihiliste de lundi matin recyclant notamment des auteurs révisionnistes repentis comme Serge Quadruppani.

Dans les facs, une revue promet la mort aux « gauchistes »

 

 C’est un seize-pages qui est diffusé, ici ou là, sur certains campus, sous le label « Action Française Universitaire » (AFU). Il se présente comme un « hebdo intelligent et violent », référence claire à la phrase de Maurras.
Populisme ou Barbarie” sur Immédiatement

 

Populisme ou Barbarie” sur le Comptoir

 De l’AF à la FA, des Camelots du Roi aux black blocs de Gènes, des couloirs de la Fnac aux pages de L’Encyclopédie des nuisances, des couloirs feutrés de Sciences Po au local noir et rouge des Vignoles (Jean-Paul Duarte, passé de l’AF à la CNT, aujourdhui journaliste alter-écolo)…

 Fils de bonnes familles et héritiers de la noblesse française (Valeilles de Montmirail), anciens et futurs journalistes en vue (Philippe Cohen, Elisabeth Lévy, Joseph Macé-Scaron et plusieurs autres plumes du journal « républicain » Marianne comme Luc Richard), écrivains réactionnaires (Michel Houellebecq, François Taillandier), anciens gauchistes (Régis Debray), historiens ex-mitterrandiens (Max gallo) ou droitiers (Pierre-André Taguieff),

Eugénie Bastié (Limite, Le Figaro, etc…) en compagnie du Goncourt du Cynisme.

Mais aussi jeunes fafs eux dents longues, « maorassiens » en tous genres, souverainistes pasquaiens et chevénementistes (plusieurs fondateurs de la Fondation du 2-Mars, ex-Fondation Marc Bloch) et déjà Serge Latouche, Emmanuel Todd ou Jean-Claude Michéa côtoyaient jeune et vielle garde anarchiste au sein de ce qui sonnerait – si hélas ce n’était si consternant – comme un mauvais roman noir (Frédéric Fajardie, Jérôme Leroy), dont un des ancêtres aurait été Le Cercle Proudhon, un grand frère L’Idiot international et les héritiers seraient aujourd’hui Le Comptoir, Limite, Causeur ou lundi matin.

 “Il y a toutes sortes de révolutions : des révolutions nobillaires, bourgeoises, libérales, nationales, conservatrices, industrielles, etc. La révolution à venir viendra d’une réaction populaire et transpartisane – supra – ou infra-partisane. Elle va agglomérer les sentiments (et je parle bien des sentiments, la politique du peuple étant une politique des sentiments) populaires/populistes, anarchistes-anarchisants, antieuropéeistes, anticapitalistes, antiétatistes, antitechnocrates, anti-impérialistes, antilibéraux, provinciaux, régionaux/régionalistes, locaux/localistes, ruraux/ruralistes, moraux/moralistes, justicialistes, patriotiques, et même des relents xénophobes et racistes, etc., et, pas bégueule pour un sou, elle prendra tout : des trotskistes, des frontistes de gauche ou nationaux, des cégétistes, des communistes, des abstentionnistes, des droitards, des gauchistes, des écolos, des roycos, des cathos, des laïcards, des rien du tout, des sans parti, etc.”

 Le détail ici d’une peinture à la prophétie politique inquiétante que les Gilets Jaunes ont pu concrétiser un temps, entraînant toute une partie de l’extrême gauche et de la gauche identitaire, impliquant des pans de la gauche souverainiste ainsi que des individus se réclamant de l’anarchisme.
” C’est ainsi qu’en ce début de 20e siècle la France est un véritable laboratoire d’idées où se forgent les synthèses originales de notre temps. C’est en France aussi que se livrent les première batailles qui mettent aux prises le système libéral avec ses adversaires. Ainsi, c’est en France que se fait cette première suture de nationalisme et de radicalisme social que fut le boulangisme. C’est là encore qu’on voit apparaître tant les premiers mouvements de masse de droite comme la Ligue des patriotes, la Ligue antisémitique ou le mouvement jaune, que ce premier gauchisme, représenté par un Hervé ou un Lagardelle, qui finira par mener ses militants aux portes du fascisme. Produits d’une crise du libéralisme, l’une des plus profondes qu’ait connues la conscience européenne, ces courants de pensée qui se combattent et s’entrecroisent finissent par se rencontrer à la veille de la guerre. L’esprit fasciste atteint alors sa maturité. C’est en France enfin que va se manifester, avec une ampleur comparable seulement à celle de l’Italie d’avant 1918, un phénomène sans lequel l’intelligence du fascisme n’est pas possible : le glissement à droite d’éléments socialement avancés mais fondamentalement opposés à la démocratie libérale. “
Zeev Sternhell, Ni droite ni gauche, L’idéologie fasciste en France, Gallimard, 2012.
Des stances invisibles au comité invisible, il n’y a qu’un pas
C’est sur le site de Jacques de Guillebon que nous retrouvons la confirmation de ces récits, mettant en scène Luc Richard, Falk van Gaver (que l’on retrouve interviewé sur le numéro 15 de la revue d’extrême droite royaliste Le Lys Noir) et Jean-Paul Duarte, où la rhétorique se confond totalement avec celle du comité invisible.
Car en France, le fascisme prend ses sources, et ses hommes, aussi bien à gauche qu’à droite, très souvent beaucoup plus à gauche qu’à droite […] Nulle part comme en France on n’enregistre de revirements aussi nombreux, aussi spectaculaires et aussi naturellement logiques. La lignée est longue et continue depuis les radicaux d’extrême-gauche au temps du boulangisme, à Déat et Doriot et les milliers de militants socialistes qui gravitent autour d’eux […] Nul autre parti communiste ne perd en faveur d’un parti fasciste un tel nombre de membres de son Bureau politique que le PCF. Du boulangisme à la collaboration, la gauche française n’a cessé d’alimenter les formations de droite et d’extrême-droite, les mouvements préfascistes ou déjà pleinement fascistes. C’est là une des constantes de la vie politique française ainsi que l’un des éléments essentiels de l’explication de la genèse et de la nature du fascisme en France.
La volonté de rupture de l’ordre libéral est le fil conducteur qui unit la révolte boulangiste des blanquistes, anciens communards et radicaux d’extrême-gauche, à celle, fascisante ou déjà pleinement fasciste, des néo-socialistes, des frontistes ou des hommes du parti populaire français. Pour les uns comme pour les autres, ce qui compte véritablement, ce n’est pas la nature de la révolution, mais le fait révolutionnaire. Pour les uns comme pour les autres, la nature du régime qui succédera à la démocratie libérale importe beaucoup moins que la fin de cette même démocratie libérale. »
Zeev Sternhell, Ni droite ni gauche, L’idéologie fasciste en France, Gallimard, 2012.
RAPPEL sur Ballast, Le Comptoir, Limite (et Frustration)
Éditée initialement par la maison d’édition belge rouge brune Aden , la revue Ballast parvient à enfumer encore du monde.
Boucaud Victoire (Ballast, Le Comptoir, Limite) édité au Cerf
Les Éditions du Cerf sont une maison d’édition française spécialisée dans les textes religieux, fondée en 1929, et gérée par l’ordre dominicain.
Ballast, Le Comptoir, Limite : Le Comptoir, principal héritier de la revue réac de gauche Ragemag, les relie tous (voir échanges de liens entre leurs sites). Pendant que Limite et Ballast font semblant de n’avoir plus rien avoir à faire ensemble, Galaad Wilgos, animateur de Ballast, collabore au Comptoir et à Limite (il a écrit un article contre “l’immigrationnisme”), tandis que Kevin “L’Impertinent” Victoire, animateur du Comptoir, collabore à Ballast et Limite. Du coup, ils réussissent le tour de force, par ce jeu de participations croisées, de s’adresser à “tous les camps” sans que personne n’y trouve rien à redire.
Frustration, Ballast, Zone Subversive, etc…

L‘ex mao Eric Hazan à la librairie rouge brune Tropiques, interviewé par la webtv d’extrême droite Le Cercle des Volontaires.

Eric Hazan et la police – Du bolchevisme au post-modernisme

La revue ultra droitière proche de la Nouvelle Droite d’Alain de Benoist, Accattone. 

Toute l’hypocrisie légendaire de ce courant politique réactionnaire et très compatible avec la Nouvelle Droite. Ils n’assument pas.

Le Comptoir, Philitt, Limite, Accattone, Raskar Kapac… En deux ans, une nouvelle génération de revues a vu le jour. Antilibérales, « conservatrices » assumées, antimodernes, mais aussi antiprogrès – sans aller jusqu’à critiquer ouvertement la démocratie –, elles se disent volontiers « décroissantes », un concept à la mode.

Michéa en couverture du magazine ultra réactionnaire Causeur.

Certaines sont chrétiennes, d’autres pas. Leur référence commune : Jean-Claude Michéa, ce philosophe « anarchiste conservateur » de 66 ans, venu du communisme, qui souhaite rendre au « populisme » ses lettres de noblesse et dénonce comme eux un clivage droite-gauche, jugé obsolète.

Alain de Benoist que l’on retrouve ici sur la revue d’extrême droite Philitt.

Contributeur à Philitt que l’on retrouve également, sans surprise, sur la chaîne propagandiste d’extrême droite RT France.

Ici en compagnie de Jonathan Moadab, devenu présentateur vedette de la chaîne d’extrême droite RT France mais aussi recruteur de pigistes venant de la conspiration.  s’étant fait négativement connaître sur la chaîne d’extrême droite Agence Info Libre.

 

Le rouge brun Jean Bricmont est particulièrement fan de la chaîne propagandiste d’extrême droite RT France.

Procès de Dieudonné, on remarquera sans peine le cameraman, qui n’est autre que Jonathan Moadab, du site d’extrême droite Agence Info Libre, venant du site d’extrême droite Le Cercle des Volontaires et désormais recruteur pour RT, la chaîne propagandiste de Moscou.


Alors que les blogs et sites confusionnistes se comptent par milliers, quelques uns sortent du lot et parviennent à toucher une plus grande audience. C’est le cas de l’Agence Info Libre (AIL) qui, issue de la mouvance extrême droitière et conspirationniste, est désormais largement relayée dans les milieux militants de gauche. Pourtant, malgré un lifting réussi, ses animateurs n’ont jamais renoncé à leurs anciennes idées et profitent de leur site vitrine pour leur donner une allure respectable.


Fondée en septembre 2011, l’Agence Info Libre s’est constituée en association déclarée au Journal officiel le 17 septembre dernier. Elle est notamment animée par Jonathan Moadab, ancien du Cercle des Volontaires (CDV), aux sympathies affichées pour la mouvance Soral/Dieudonné. Si a priori il n’existe plus aucun lien organique entre l’AIL et le CDV, les deux médias se relaient toujours régulièrement l’un l’autre, s’organisant pour couvrir ensemble certains événements. De plus, via Jonathan Moadab qui est correspondant pour l’agence de presse vidéo russe pro-Poutine Ruptly, il existe de fait une collaboration entre l’AIL et ce média, Moadab couvrant les mêmes événements pour les deux à la fois et diffusant indifféremment ses vidéos sur l’un et l’autre.

Qui est Jonathan Moadab?

Titulaire d’un master de communication, Jonathan Moadab a commencé à se faire connaître au sein du mouvement des Indignés parisiens, et sur le Net en tant que blogueur « robespierriste »1. Il affiche des sympathies pour Dieudonné, Alain Soral ou le « Juif qui se haît lui-même » Gilad Atzmon2.

Avril 2013 : Jonathan Moadab pose aux côtés de deux de ses idoles : Jacob Cohen et et Gilad Atzmon. Ces deux personnalités juives sont d’acharnées propagandistes antisémites, sous couvert de critique du sionisme.
Lui-même de confession juive – fait qu’il ne cesse de rappeler dès qu’on l’accuse d’antisémitisme – Moadab s’est dit par le passé « altersioniste ». Mais il n’a pas de chance : sa défense permanente d’antisémites notoires n’a pas manqué de lui attirer les foudres d’un autre groupe d’extrême droite, sioniste celui-là, la Ligue de Défense juive (LDJ), qui depuis l’agresse ou le menace régulièrement. Deux de ses membres ont d’ailleurs été condamnés en première instance à deux mois de prison ferme pour avoir lancé une bombe incendiaire artisanale sur sa voiture en septembre 2012.

Continuant sur la même ligne politique depuis qu’il participe à l’Agence Info Libre, il finit par se faire remarquer par Ruptly qui le recrute comme pigiste début 2014. Dans ce média russe appartenant au réseau RT (ex-Russia Today), il est entre autres préposé à la couverture de l’actualité du Front national (FN).

Apparition et progression du mot “russophobie”, mis en place par le Kremlin pour contrer les fortes suspicions de cyber attaques russes et recréer de la nationalité sur le mythe du “seuls contre tous”. En rouge, propagande étatique, en orange et en vert, propagande aux ordres produite par les chaînes Sputnik.et RT. La voix de son maître! https://euvsdisinfo.eu/the-russophobia-myth-appealing-to-the-lowest-feelings/


Enfin, Jonathan Moadab semble disposer de quelques relais dans la presse mainstream : l’affaire de la bombe incendiaire a ainsi été couverte notamment par Le Parisien et Le Figaro. En une autre occasion, il a été interviewé au sujet de Dieudonné par le journal Le Monde, qualifiant d’« émasculation du débat » le refus de discuter avec l’ex-humoriste ou Robert Faurisson.

 

Conservatisme et libéralisme, chacun chez soi et les vaches seront bien gardées! Les prolos à Aulnay, les clodos à Notre-Dame et les bourgeois à Paris! Qui défend quoi ici?

Notes de lecture sur “L’insurrection qui vient”

Ludo d’Osons Causer, fan inconditionnel du comité invisible.

Une critique de la revue Tiqqun

Ces faux-amis qui vous veulent du bien…

Une critique communiste des appellistes (Coupat, Burnel, lundi am, etc,…) et des gauchistes.

 

Le fascisme expliqué aux nuls

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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