Michel Onfray, une imposture intellectuelle

Michel Onfray se croit anticonformiste, mais il n’est qu’un mandarin adulé, un auteur simplement prolifique qui prétend tout lire des autres avant de les clouer au pilori de ses « psychanalyses existentielles ». En réalité, une fois passée au crible d’une lecture détaillée, son œuvre s’avère fautive, partiale et répétitive.
Comme on pourra le lire dans ce livre, elle vit sur une imposture intellectuelle qui se nourrit de contre-sens philosophiques, tire sa vitalité de la dénaturation des faits historiques et d’une lecture mythologique des textes.

Onfray est habité par l’obsession d’être exceptionnel, au cœur d’une solitude revendiquée. Si l’individu absolu qu’il croit être n’existe que dans ses rêves d’aristocrate nietzschéen, en revanche, ce qu’il est devenu, au fil de ses pages, c’est un antidote contre l’action collective, un vaccin préservant le système dominant de tout changement politique et social. Au lieu de tenir son poste de penseur au milieu des groupes en lutte, il semble jouir de sa position de donneur de leçons, délivrant des certificats de bonne ou de mauvaise conduite, qu’il accorde au tribunal d’un anarchisme qui n’est que de salon. Ayant épousé la philosophie postmoderne en secondes noces, il découd, déboulonne, déconstruit l’acte même de penser rationnellement et scientifiquement. Onfray est là pour nous faire perdre du temps. C’est une machine à désespérer et à diviser dont ce livre décrit les mécanismes et le fonctionnement.”

Michel Onfray se croit anticonformiste, mais il n’est qu’un mandarin adulé, un auteur simplement prolifique qui prétend tout lire des autres avant de les clouer au pilori de ses « psychanalyses existentielles ». En réalité, une fois passée au crible d’une lecture détaillée, son œuvre s’avère fautive, partiale et répétitive.
Comme on pourra le lire dans ce livre, elle vit sur une imposture intellectuelle qui se nourrit de contre-sens philosophiques, tire sa vitalité de la dénaturation des faits historiques et d’une lecture mythologique des textes.

Michaël Paraire,

Michel Onfray participe ici à une table ronde sur «Camus, aujourd’hui». Mais, à son arrivée, Michel Onfray refuse d’intervenir en présence de Michaël Paraire, autre écrivain invité pour ses ouvrages d’histoire de la philosophie. Les organisateurs ignoraient que Michaël Paraire était aussi l’auteur du livre «Michel Onfray, une imposture intellectuelle», dans lequel il tacle sévèrement le discours de Michel Onfray, tant sur la forme que sur le fond. Et Michel Onfray ne semble pas apprécier.

Michel Onfray en couverture d’éléments, la revue confidentielle de l’idéologue d’extrême droite Alain de Benoist et du courant de la Nouvelle Droite.

Michel Onfray, Petit florilège 

“Ceux qui veulent recouvrer la liberté, je les appelle des « libertaires », donc ça va chez nous en France de Marine Le Pen à Mélenchon en passant par l’aile gauche du parti socialiste et l’aile gauche de l’UMP, ça fait beaucoup de monde en France.”

Michel Onfray

“On peut simplement vouloir protéger un pays ou une Europe [de l’immigration], qui elle est impliquée dans une mondialisation, et ça peut être une façon de défendre son économie et son peuple. Je ne pense pas que ce soit une occasion de ne pas aimer les étrangers que de défendre son peuple en disant que nos ouvriers puissent travailler, que les familles puissent avoir de l’argent parce qu’il y aura un travail, etc.”

Michel Onfray

« Moi, je suis capitaliste, clame-t-il, pour le capitalisme, je pense qu’effectivement la propriété privée est tout à fait défendable. »

Michel Onfray réplique à un auditeur sur France Inter.

« Je suis un antilibéral absolu. En revanche, moi, je ne suis pas anticapitaliste car le capitalisme c’est la possibilité de créer des richesses avec des gens qui possèdent, qui investissent… alors je ne vois pas d’alternative à ça »

Michel Onfray sur Pas de quartier » sur Radio libertaire, 3-2-2004.

“Je distingue le capitalisme du libéralisme et désespère que l’on confonde les deux termes. Le capitalisme est un mode de production des richesses dans lequel la rareté détermine la valeur, le libéralisme est un mode de répartition des richesses dans lequel le marché libre fait la loi. Le capitalisme est aussi vieux que le monde et durera autant que lui […] Je crois que le capitalisme peut être libertaire.”

Michel Onfray

“Je défends la Constitution de 1958. Je suis gaullien, “gaullo-gauchiste” aurait dit Maurice Clavel ! […] Je pense que la présidentielle, c’est, de fait, la rencontre d’un homme et d’un peuple.”

Michel Onfray, Débat avec Philippe Raynaud, Le Nouvel Observateur, 25 janvier 2007.

« Ce qu’il y a de sympathique chez vous [Nicolas Sarkozy], c’est le souci forcené de l’action et la pensée pragmatique. Je suis de ceux qui prônent également une philosophie empirique, concrète, et cette attitude n’est pas très répandue dans ma corporation »

Michel Onfray, Philosophie magazine, n°8, printemps 2007.

“Toute intelligence bien faite devrait affirmer haut et clair : l’islam est intrinsèquement incompatible avec les valeurs de l’Occident”
Cf. Sébastien Fontenelle, « Défense De L’Occident – Et Lancement D’Un Appel D’Offres Pour La Production D’Un Individu Post-Islamique », préface de Michel Onfray

“Arrêtez, sinon je vais finir par embrasser Éric Besson sur la bouche !”

Michel Onfray, « Ce soir ou jamais » du 5 novembre 2009

“Il y a dans cet éloge que je fais de la grande individualité un aspect « despotisme éclairé » qui n’est pas antagonique avec le fait d’être de gauche.”

Michel Onfray, Interview à l’Humanité

“l’enseignant infecté par son statut et gère les affaires courantes (…). Il attend l’avancement, le changement d’échelon, avec la même impatience et le même intérêt avide des vacances.”

Michel Onfray, interview CNT-Lille, site Nouveau Millénaire, défis libertaires, 14-11-2002

“pas plus que les hommes politiques ne défendent l’intérêt national, les syndicalistes encartés ne défendent l’intérêt des ouvriers, mais plutôt souvent de leur machine.”

Michel Onfray, Débat avec Philippe Raynaud, Le Nouvel Observateur, 25 janvier 2007

“L’école républicaine m’a appris à lire, écrire compter, et à penser. Ce n’est plus le cas aujourd’hui (avec une école qui a décidé que c’était réactionnaire d’apprendre à lire, écrire, compter, etc. Aujourd’hui à l’école, on apprend le tri des déchets ou la théorie du genre, et la programmation informatique”

Michel Onfray, France inter

Michel Onfray