Déjà en 1848, les patrons n’en pouvaient déjà plus

Faut savoir que l’académie du spectacle patronal, ça fait un bon bout de temps que ça dure et cela n’a sans doute que trop duré.

Lisez plutôt. Ces quelques lignes sont issues d’une lettre rédigée par des patrons lyonnais et adressée au préfet en 1848.

« Nous attirons votre attention sur les graves conséquences qu’auraient à subir nos industries si la loi venait à être appliquée. Vous le savez la main d’oeuvre, ici, est exigeante et hors de prix. Avec seize heures nous tenions à peine. Quatorze heures précipiteraient les faillites (déjà le coût du travail insupportable). Nous attirons d’autre part, votre attention sur le fait que libérée plus tôt de son labeur la main d’œuvre n’y gagnerait pas en sommeil et en repos. Elle s’empresserait de rejoindre le café ou le débit de boisson et il y aurait fort à craindre pour les jeunes filles qui libres et désœuvrées trop tôt le soir, risqueraient de se livrer à des actes que la morale réprouve.»

Les patrons, ils comprendront jamais tant qu’il existera des patrons.

Ni patriarche, ni patron, ni patrimoine, ni patrie!