L'impasse du réformisme

La « gauche » cherchant à forger un capitalisme à visage humain « écosocialiste, responsable, solidaire, alternatif, protectionniste, national » qui ne serait plus vraiment le capitalisme, n’a qu’un rôle : celui de détourner la classe prolétarienne de la voie du socialisme révolutionnaire en l’entraînant sur une voie qui n’existe pas : celle d’une alternative entre capitalisme et socialisme.
Une alternative qui serait atteignable sans détruire les fondements économiques du système capitaliste que sont la propriété privée des moyens de production et le travail salarié.
Une alternative qui serait un capitalisme moralisé et acceptable : le capitalisme «définanciarisé».
Cette troisième voie d’aujourd’hui, c’est le leurre avancé hier par les petits bourgeois qui sont tombés dans les bras du fascisme.
Aujourd’hui, sentant le capitalisme et leurs maigres avantages chanceler, incapables de surmonter leur peur d’une révolution populaire qui les dépasserait, ils crient leur soumission au légalisme, au réformisme, et cherchent à nous entraîner vers une « voie pacifique vers le socialisme » qui ne mène qu’à la case CAPITAL.
Mais là, où ils imaginent trouver le CAPITALISME d’antan, du quasi plein emploi, des retraites à 60 ans et de l’assurance maladie, ils ne trouveront que le CAPITALISME de demain, celui du libéralisme, de la pauvreté et de l’explosion des différences sociales. Car AUCUN retour en arrière n’est possible, c’est la nature du CAPITALISME qui l’entraîne à sa perte.
Il n’y a pas de troisième voie.
Il n‘y a que deux classes antagonistes : les exploiteurs et les exploités ; il ne peut donc y avoir que l’abolition de l’exploitation ou la perpétuation de l’esclavage salarié.
Pour parvenir à l’objectif socialiste d’abolition du salariat, nous devons nous tenir à distance de ces leurres, même lorsqu’ils sont largement diffusés par les médias aux mains d’un patronat prêt à tout pour détourner la classe prolétarienne de sa lutte contre le capitalisme qu’il sait condamné à ne pas survivre à cette nouvelle crise de boulimie.
Ils voulaient le réformisme pour éviter le fascisme et la guerre, ils eurent les trois.
Nous voulons le socialisme pour abolir l’exploitation de l’Homme par l’homme car nous avons choisi la VIE.
Les Enragé-e-s