La Loi est toujours du côté des puissants et de ceux qui oppriment

La plus venimeuse des illusions réformistes, notamment chez les “républicains”, a fortiori en période de crise, est sans nul doute de prétendre que la Loi peut protéger le pauvre, le faible, l’exploité.
La seule chose que la Loi fasse parfaitement bien, c’est de réprimer. Et pourquoi? Parce que l’État (cette cristallisation des multiples rapports sociaux qui fondent et alimentent le capitalisme) dispose du pouvoir de punir, parce qu’il dispose d’appareils puissants développant son pouvoir de contraindre, notamment, la police, l’armée.
Quand, par extraordinaire, la Loi offre un court répit aux exploités, c’est parce qu’il existe à la base, dans les masses, un rapport de forces à mettre en face des appareils d’État, à mettre en face de la police, de l’armée. La représentation parlementaire, alors, n’est pas la source de la Loi, c’est en réalité le pouvoir populaire en actes qui contraint cette représentation parlementaire à proposer des textes qui donneront une apparence de légalité aux revendications défendues becs et ongles à la base.
Sans conscience politique du prolétariat de sa propre force, sans volonté politique de faire respecter cette source de pouvoir, la Loi est toujours du côté des puissants et de ceux qui oppriment et qui spolient.
Les Enragé-e-s