France, 10% possèdent 60% des richesses, 10% des HLM sont occupés par des riches!

HLM

HLM. Habitat à Loyer Modéré.

Ces logements sont normalement réservés aux moins aisés. Mais selon une étude de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (Onpes), que révèle La Tribune, pas moins de 53.000 des plus riches ménages de France sont logés en HLM.

378.000 aisés logés en HLM

Ils appartiennent au dixième décile, soit les dix pour cent les plus riches de France, avec des revenus mensuels de plus de 11.200 euros avec un enfant. Et ils bénéficient d’un loyer modéré.
Pire, ce seraient 378.000 familles aux revenus supérieurs à 5400 euros par mois qui occuperaient également ce type de logement.
Soit un bénéficiaire de logement social sur dix!
Selon le quotidien économique, les ménages n’auraient tout simplement pas quitté leur logement lorsqu’ils se sont enrichis. Ce qui est “légal”, mais n’enlève rien à la situation du logement social en France. Au moins 1,2 million de ménages pauvres sont en liste d’attente pour être logés en HLM.
Il y a en France 2.2 millions de logements vacants.
Les Enragé-e-s

 
 
La crise du logement – à laquelle la presse de nos jours porte une si grande attention -, ne réside pas dans le fait universel que la classe ouvrière est mal logée, et vit dans des logis surpeuplés et malsains. Cette crise du logement-là n’est pas une particularité du moment présent; elle n’est pas même un de ces maux qui soit propre au prolétariat moderne, et le distinguerait de toutes les classes opprimées qui l’ont précédé; bien au contraire, toutes les classes opprimées de tous les temps en ont été à peu près également touchées. Pour mettre fin à cette crise du logement, il n’y a qu’un moyen : éliminer purement et simplement l’exploitation et l’oppression de la classe laborieuse par la classe dominante. Ce qu’on entend de nos jours par crise du logement, c’est l’aggravation particulière des mauvaises conditions d’habitation des travailleurs par suite du brusque afflux de la population vers les grandes villes; c’est une énorme augmentation des loyers; un entassement encore accru de locataires dans chaque maison et pour quelques-uns l’impossibilité de trouver même à se loger. Et si cette crise du logement fait tant parler d’elle, c’est qu’elle n’est pas limitée à la classe ouvrière, mais qu’elle atteint également la petite bourgeoisie.
La crise du logement pour les travailleurs et une partie de la petite bourgeoisie dans nos grandes villes modernes n’est pas l’un des innombrables maux d’importance mineure et secondaire qui résultent de l’actuel mode de production capitaliste. Elle est une conséquence directe de l’exploitation du travailleur, en tant que tel, par le capitalisme. Cette exploitation est le mal fondamental que la révolution sociale veut abolir en supprimant le mode de production capitaliste. La pierre angulaire de cette production capitaliste est constituée par le fait que notre organisation actuelle de la société permet aux capitalistes d’acheter à sa valeur la force de travail de l’ouvrier, mais d’en tirer beaucoup plus que sa valeur, en faisant travailler l’ouvrier plus longtemps qu’il n’est nécessaire pour retrouver le prix payé pour cette force de travail. La plus-value créée de cette manière est répartie entre tous les membres de la classe des capitalistes et des propriétaires fonciers et entre leurs serviteurs appointés.
Frédéric Engels, La question du logement, 1872