Ni identité nationale, ni identité régionale, ni identité européenne!

L’identité? Un concept réactionnaire.

Sur la période historique qui est la nôtre, à savoir celle d’une crise systémique du capitalisme, les deux seules issues qui vont s’offrir à nous seront l’identité ou l’égalité.
A ce sujet, nous vous invitons à découvrir un court extrait de la réunion publique organisée par la CNT-AIT Toulouse jeudi 25 février 2010:
 
Nous avons entre nous des points communs. La localisation géographique, là où l’on vit, est un point commun. Le hasard nous a fait naître ici.

Suggérer qu’à partir de ce point commun de la naissance, on puisse construire une identité biologique, c’est une escroquerie intellectuelle.

Cela s’appelle le nationalisme. Le nationalisme classique associe une identité sanguine au hasard de la naissance.
Le nationalisme moderne est plus subtil. Il utilise quelques points communs, des “cultures”, des “valeurs”, des “croyances”, pour fonder autour de ces points communs, une exclusivité. La fonction du nationalisme moderne est la même que celle du nationalisme classique. Il ne faut pas s’y tromper. Il s’agit de regrouper d’abord, pour mieux exclure ensuite. Mais c’est une escroquerie subtile qui n’en est que plus manipulatrice. Comme toute manipulation, il y a utilisation des sentiments. Dans le cas qui nous intéresse ici, le sentiment qui est utilisé, c’est le sentiment d’appartenance. Cette action sur le sentiment d’appartenance, comme toute action reposant sur les affects, est propre à la manipulation, à toute forme de manipulation et en particulier à celle du pouvoir. Tout le monde connaît l’adage “diviser pour mieux régner”, nous y sommes en plein, l’idéologie nationaliste est une stratégie du pouvoir.
Je me rappelle d’un texte que j’ai parcouru il y a quelques temps, qui est un texte de Rosa Luxemburg, sur la montée du fait nationaliste au 19e siècle, elle décrivait parfaitement comment le fait nationaliste était propulsé par les politiciens réactionnaires pour contrer la montée du mouvement émancipateur. C’est donc une stratégie pour la prise du pouvoir, comme on l’a vu pour la première moitié du 20e siècle.
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Depuis 2000, plus de 29 000 migrants sont morts alors qu’ils tentaient d’atteindre l’Europe.

Les données et les histoires de ces personnes sont recueillies de manière systématique par le projet journalistique européen
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Pas de guerre entre les peuples, pas de paix entre les classes!

 

pas_de_guerre_entre_les_peuples_pas_de_paix_entre_les_classes       Y compris à celle faite aux frontières!