Entre la Porsche des appellistes et celle des fascistes, le torchon brûle-t-il vraiment?

 Pourquoi des éléments de droite dure et d’extrême droite ont-il dégradé des véhicules de luxe?

Il faut bien comprendre la pensée d’extrême droite.

Revenons un peu en arrière, en 2016, où nous avions l’ultra gauche appelliste qui avait dégradé une Porsche et brûlé une autre à Nantes et à Paris. Il faut bien comprendre que le fond politique de cette ultra gauche est interclassiste, liquidant toute dimension de classe. Dans leur optique d’agit pop, la Porsche personnifiait le “Riche”, cette figure emblématique vague et floue que brandit l’altermondialisme depuis vingt ans, qui ne payerait jamais assez d’impôts au but de participer à la bonne société capitaliste d’exploitation. Pour ces appellistes, la Porsche était le Riche. Petit problème frappant ces jeunes gens pour beaucoup issus de familles aux existences confortables et sécurisées, beaucoup ne se rendaient pas compte que la valeur immobilière du bien de leur parent situé Paris centre possédait une Valeur très largement supérieure à la pauvre Porsche d’occasion qu’ils avaient brûlée, qui elle coûtait d’occasion le prix d’une Clio neuve. Fin de l’acte un. Nous avons là, la représentation de la Richesse des gauchistes.

Revenons en 2018

Des éléments réactionnaires radicalisés, des nationalistes de droite, des fascistes brûlant une Porsche se situent tout autant dans l’anticapitalisme romantique, à savoir dans une dénonciation fallacieuse du réel de l’exploitation capitaliste.

Pour un réactionnaire extrêmedroitisé – il n’est pas très compliqué d’en trouver en France, on peut par exemple à cet effet, se risquer à faire la somme des votes Fillon et Le Pen dépassant les 20 millions – la Porsche représente un capitalisme le privant, lui, appartenant à la petite bourgeoisie réactionnaire, au petit patronat, à l’encadrement conservateur, aux professions de la Sécurité, etc,… d’une partie de la valeur ajoutée extorquée aux travailleurs et que se partage toute la société capitaliste, des “petits” comme des gros.

Pour un néo-réactionnaire radicalisé venant des couches profondes et arriérées de province, la Porsche est un signe extérieur de richesse inacceptable pour des environnements très catholiques où la possession est habillée d’une certaine pudeur.

Un gros agriculteur habillé comme un gueux, pourra ainsi bloquer la Porsche d’un jeune salarié locataire et passionné avec son vieux C15 de 350.000 kilomètres, il en demeurera pour autant que si l’on prend la Valeur immobilière de cet agriculteur, on dépassera très largement la valeur de la Porsche du jeune homme.

Le fasciste, économiquement comme politiquement, entend prendre la place de la bourgeoisie ou plutôt, d’une forme bourgeoise liée au développement actuel du capitalisme, qui ne lui assure plus ses bénéfices particuliers.

Le fascisme, c’est l’égalité sous le Chef. L’immense fortune est immorale, pense le fasciste voulant sauver sa petite fortune.

Là encore, il s’agit d’anticapitalisme romantique et d’une volonté d’offrir à l’opinion, une image “anticapitaliste” à peu de frais.