J.K. Rowling: « Ce n’est pas de la haine que de dire la vérité. »

L’autrice de la série Harry Potter, J.K. Rowling, s’est à nouveau exprimée sur les droits des femmes en matière de sexualité, cette fois-ci sans équivoque.

Par Mary Kate Fain, sur le site 4W — https://4w.pub/j-k-rowling/

 

« Si le sexe n’est pas réel, il n’existe pas d’attirance entre gens de même sexe », a tweeté J.K. Rowling samedi soir (en réponse aux ultras du mouvement transgenriste).

« Si le sexe n’est pas réel, dit-elle, la réalité vécue des femmes dans le monde est effacée. Je connais et j’aime les personnes transgenres, mais effacer le concept de sexe enlève à beaucoup la capacité de discuter de leur vie de manière significative. Ce n’est pas de la haine que de dire la vérité ».

Elle a développé sa position en trois tweets :

« L’idée voulant que des femmes comme moi, qui éprouve de l’empathie pour les personnes trans depuis des décennies et me sens proche d’elles parce qu’elles sont vulnérables de la même manière que les femmes — c’est-à-dire sujettes à la violence masculine — l’idée que ces femmes “détestent” les personnes trans parce qu’elles pensent que le sexe est réel et a des conséquences vécues — est une absurdité. »

« Je respecte le droit de chaque personne trans à vivre de la manière qui lui semble authentique et naturelle. Je défilerais avec vous dans la rue si vous étiez victime de discrimination parce que vous êtes trans. En même temps, ma vie a été façonnée par le fait d’être femme. Je ne crois pas qu’il soit haineux de le dire. »

 « Si le sexe n’est pas réel, alors il n’existe pas d’attirance entre gens de même sexe. Si le sexe n’est pas réel, la réalité vécue des femmes dans le monde est effacée. Je connais et j’aime des personnes transgenres, mais l’effacement du concept de sexe enlève à beaucoup de gens la capacité de discuter de leur vie de manière significative. Ce n’est pas de la haine que de dire la vérité. »

 

J. K. Rowling réagit à la tendance croissante de la gauche à traiter les femmes qui reconnaissent l’oppression basée sur le sexe d’« intolérantes » ou de « sectaires ». Des femmes qui reconnaissent que le sexe biologique est réel et important ont ainsi été censuréescongédiéesagressées physiquementprivées de subventionsharcelées sur internet et ont vu leurs conférences annulées.

Le mouvement transgenriste cherche de plus en plus à effacer les femmes en niant la réalité biologique. Des discussions sur la menstruation, la grossesse, l’allaitement et les mutilations génitales féminines ont toutes été qualifiées de « transphobes » et de « haineuses » par les transactivistes les plus extrêmes.

 

Un mouvement qui veut effacer les femmes des règles, de la grossesse et de la parentalité

C’est ainsi q’un langage neutre à l’égard du sexe a pour effet de masquer la violence sexualisée et la discrimination à l’égard des femmes et des filles dans le monde.

Les transactivistes ont également été accusé-e-s d’homophobie parce qu’iels nient de plus en plus l’existence d’une attirance entre gens de même sexe et parce qu’iels tentent de convaincre les jeunes dissidents de changer de sexe pour se conformer à des rôles sexuels plus traditionnels.

 

J. K. Rowling a également partagé avec son public un article publié par Julia Diana Robertson intitulé « Anonymous Letter From a Terrified Lesbian – Thoughtcrime » (Lettre anonyme d’une lesbienne terrifiée – Délit d’opinion). Ce texte décrit l’environnement d’intimidation créé à l’endroit des lesbiennes dans une entreprise soi-disant « progressiste ».

« Je ne me suis jamais sentie aussi censurée, ignorée et ciblée comme lesbienne *au sein* de notre soi-disant communauté GLBT que je l’ai été ces deux dernières années, » écrit Madame Robertson.

« Je travaille pour une entreprise très portée sur la Fierté gaie, et j’ai peur de vous suivre sur Twitter ou d’“aimer” la plupart de vos messages parce que je suis terrifiée à l’idée que quelqu’un va me pointer du doigt et en informer mon employeur. »

 

Ce n’est pas la première fois que J.K. Rowling prend la défense des droits sexuels des femmes. En décembre, elle a fait des vagues avec un Tweet défendant Maya Forstater, une femme qui a perdu son emploi au Centre for Global Development (CGD), un groupe londonien de réflexion sur des enjeux internationaux, pour avoir défendu les droits des femmes biologiques.

« Habille-toi comme tu veux », disait le tweet de Mme Rowling. Identifie-toi comme tu veux. Couche avec n’importe quel adulte consentant. Vis ta vie au mieux dans la paix et la sécurité. Mais comment en vient-on à chasser des femmes de leur emploi pour avoir déclaré que le sexe est réel ? #IStandWithMaya#ThisIsNotADrill 

Le soutien de J.K. Rowling à Maya Forstater a marqué une étape importante pour les femmes qui sont réduites au silence dans le débat actuel sur l’identité sexuelle, des femmes qui sont dépeintes comme « haineuses » pour avoir refusé l’effacement de leur réalité biologique.

 

Madame Rowling fait partie d’une très petite poignée de personnalités publiques qui sont prêtes à défendre publiquement les droits des femmes. En réponse, elle a fait l’objet d’une kyrielle d’épisodes de harcèlement. Malgré qu’elle ait exprimé à plusieurs reprises sa solidarité avec les personnes trans, Rowling a été systématiquement traitée de « TERF » (Trans-Exclusionary Radical Feminist), un terme généralement associé à des menaces violentes et à la misogynie, ce qui a conduit beaucoup de gens à le considérer comme une insulte.

 

Tweet de @jk_rowling

« féminazie », « TERF », « salope », « sorcière »…

Les temps changent. La haine de la femme est éternelle. https://twitter.com/scala_sin_e/status/1269400824696000512 …

Pas Lucy Liu

@Scala_sin_E

En réponse à @jk_rowling

Il faut être TERF pour en reconnaître une autre, je suppose… ?

 

J.K. Rowling a une fois de plus été traitée de « TERF », de « sectaire », de « salope » et s’est fait dire « Ferme-la » par des hommes sur Twitter en réponse à ses messages.

D’autres l’ont accusée de « porter préjudice aux enfants ».

Mais bon nombre de féministes la remercient d’avoir pris la parole.

« Merci d’avoir dit cela », a écrit Jana Cornel, une féministe radicale noire. « On m’a dit de ne pas parler des mutilations génitales féminines sous prétexte que ce serait “transphobe”. Comment puis-je faire campagne pour moi et pour des millions de mes sœurs qui ont également souffert si je ne peux pas reconnaître le sexe comme une réalité ?

“Nous le disons depuis 10 ans — mais maintenant *vous* le dites. Je ne pourrais pas être plus heureuse”, a écrit Helen Staniland, féministe et programmeuse.

Source tradfem