Les Grandes Gueules, la dream team de la Réaction française

Le sous-fasciste Jérome Rodrigues, grand fan des Grandes Gueules, cette émission concentrant la fine fleur de tous les plus immondes réactionnaires que compte le pays, n’a jamais été capable de comprendre pourquoi le grand patronat possède la plupart des grands médias.Sa pensée et son éducation l’ont conduit à penser à la fois comme un religieux et à la fois comme un bourgeois qu’il n’est pas.

Il s’agit, pour le patronat et pour ses serviles perruquiers de radio et de télé, d’imposer au quotidien, jusque dans les voitures, une pensée consistant à naturaliser la barbarie du capitalisme, le salariat, l’exploitation marchande, l’existence des classes sociales, le racisme structurel de la division du travail et la position subalterne des femmes dans la société.

Il sera très difficile pour tout un chacun, en entrant dans le pire PMU de droite patronale et/ou lepéniste, de trouver des énergumènes aussi abjects que la nuée d’immondes personnages qui y fanfaronnent chaque jour.

Avant d’être un sous-fasciste en gilet, Jérome Rodrigues a passé des années à écouter cette émission mettant de la ouate dans la tête de millions de gens sans jamais se rendre compte que tous ces gens transpirent la suffisance, le mépris de classe et une pensée aristocrate digne de l’Ancien Régime, précisément celle de la Réaction, qui, historiquement, s’opposa à la Révolution française et qui existe bien évidemment toujours.

C’est l’origine historique du mot réactionnaire.

Réaction des villes, qui anime une bonne partie de la bourgeoisie française et dont les intérêts directs sont servis par la droite, proche des homophobes et des anti-IVG de la Manif pour Tous par exemple, Réaction des champs avec ces immense domaines de châtelains et autres gros possédants terriens, qui n’ont pas tous été raccourcis à la Révolution.

Totalement incapable de comprendre qu’il a été mutilé par les éléments les plus fascistes de la Police, au mépris acté de toutes les lois de la République car se suppléant à la Justice et à ses délibérations, actes abjects dignes des pires dictatures au monde, Jérome Rodrigues a préféré accuser Macron, comme si ce dernier avait donné des ordres en ce sens or Macron n’a jamais donné de tels ordres. Et puis Macron préside, il est président. C’est le gouvernement qui gouverne.

La pensée réactionnaire de Jérome Rodrigues, sa pensée religieuse, sa pensée arriérée, l’a totalement privé de comprendre de quel bord politique réel vient sa mutilation.

Ces policiers fascistes, qui sont pourtant en théorie, de simples auxiliaires de Justice, ont ainsi foulé des deux pieds, les règles minimales de déontologie.

Ces pratiques répugnantes et d’un autre âge, ont été dénoncées au plus haut niveau des institutions européennes et par de nombreuses ONG françaises.
Il est bien évident que la totalité de ces policiers aurait dû être mise à pied définitivement. La plupart aurait fini agent de sécurité dans un Auchan.

Or c’est l’inverse qui se produit à chaque fois quand un policier ose aborder ces faits. On l’a vu il y a quelques mois quand un policier courageux a dénoncé les dérives néo-nazis de certains de ses collègues, en nombre certes très minoritaire mais bien présents au sein de l’institution. En effet, certains de ses collègues écoutaient des chansons néo-nazis dans le véhicule de fonction… Même s’il s’agit de pratiques isolées auxquelles d’ailleurs, une majorité des individus appartenant à l’institution sont opposés, l’omerta courant dans le milieu permet hélas de continuer à cette pègre fasciste à terroriser la population. Ainsi, nos impôts servent aussi à financer des policiers fascistes à vie.

Cela signifie que chaque mois, chaque année, plusieurs dizaines de millions de français payent des impôts, pour, entre autre, obtenir un certain niveau de sécurité et à la place de cela, ils engloutissent des millions pour payer des néo-nazis déguisés en policier, des individus transpirant le racisme ordinaire et la haine, des individus aux éducations ou aux héritages, le plus souvent, religieux, le plus souvent réactionnaire.

Cette pente ultra droitière démontre bien l’immensité de la tâche qui sera celle des citoyens français en cas de changement de Constitution sur ces prochaines années: nous débarrasser une bonne fois pour toute de toutes ses racailles fascistes et nazifiées, notamment en brassard orange. Dans une seule optique réformiste à court terme, les voltigeurs devront être dissous et si la BAC ne l’est pas, elle devra être cantonnée à l’exclusive à la lutte contre les narco-trafiquants et le grand banditisme. La BAC n’est pas formée pour mutiler des manifestants, cela ne leur a été enseigné nulle part. Des études approfondies ont démontré que les résultats concrets de la BAC sont très faibles à dérisoires.

Si l’on parle de travail de police, la BAC ne sert à rien ou presque.

Il faudra exclure de l’institution tous les individus ne possédant aucune déontologie et aucun respect pour les citoyens, aucune intégrité, aucune intelligence humaine.

Nos impôts n’ont pas à servir à cela. Si ces gens ne sont pas contents, il faudra qu’ils dégagent dans un autre pays, pourquoi pas une dictature de leur choix et à leurs frais. Il faudra expulser en charter tous les policiers fascistes.

Le policier qui a dénoncé cela, qui est politiquement centre droit, on l’a vu, a été mis à pied six mois et muté, comme cela s’est systématiquement produit depuis des décennies où des individus appartenant à l’institution ont eux aussi dénoncé ces dérives insupportables. Systématiquement, l’extrême droite au sein de la Police, est protégée en plus hauts lieux. Il n’est pas possible de dire en France la vérité sur la nature nazifiée de certaines brebis galeuses appartenant à la police.

Cela signifie que c’est dans la nature de l’Etat et de ses postes de pouvoir, que la pensée d’extrême droite, ennemie fondamentale des femmes, de l’Egalité et de la Liberté de chacun et de tous, est systématiquement protégée. Et ce n’est pas Macron qui a donné quelque ordre en ce sens.

Focaliser sur Macron, faire de Macron le responsable de ces mutilations insoutenables, est la manifestation d’une pensée réactionnaire, qu’elle soit de gauche, de droite et surtout d’extrême droite. Le réactionnaire, individu au fond religieux s’il en est, est en recherche systématique de Chef mais aussi de coupable, de bouc émissaire. Sa pensée religieuse, totalement irrationnelle, accuse Macron de tous les maux qui sont dans la société, comme si un seul homme, un sauveur, pouvait régler en trois ans, la masse des problèmes accumulés dans la société. Il faut être un croyant pour penser qu’un seul homme puisse faire tout ça, il faut être en attente d’un leader, d’un Jésus, d’un Sauveur. C’est une pensée qui est très proche de la folie ordinaire.

Macron a été élu sur la base de la disqualification sans précédent de la gauche et de la droite traditionnelle, qui ont enchaîné pendant plusieurs décennies, les mêmes politiques en faveur non pas du seul patronat, non pas du seul CAC 40, non pas de la “Finance” mais en direction de millions de privilégiés. En effet, la droite et l’extrême droite, qui ont usage de présenter la France comme un enfer pour les riches, est le pays d’Europe qui compte le plus de millionnaires….

Il s’agit de la classe bourgeoise, il s’agit de la classe sociale qui possède absolument tout ou presque dans le pays.

Les entreprises, les châteaux, les manoirs, l’or, les forêts, les assurances vie, les patrimoines, les oeuvres d’art, les bijoux de grande valeur, les luxueuses villas, les appartements à louer, etc,…

Ce sont les secteurs les plus libéraux de la bourgeoisie qui ont participé à faire élire Macron, même si certains ont financé exactement de la même façon, la droite et l’extrême droite, puisque droite et extrême droite servent politiquement, directement les intérêts des possédants. Quand la droite est totalement cramée dans l’opinion publique, elle se met à soutenir le candidat le plus à droite de la gauche. Cela permet de faire en sorte que les affaires continuent.

Attention à bien comprendre le mot “libéraux” ici. Le capitalisme possède plusieurs synonymes. On peut l’appeler capitalisme tout comme on peut l’appeler libéralisme tout comme on peut l’appeler système marchand.

Mais le mot libéral employé plus haut, signifie que ces grands patrons ne pensent pas comme des réactionnaires, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas donné une éducation rigide, sévère et religieuse à leurs enfants, même si beaucoup les ont envoyés dans l’école privée.

Historiquement, les libéraux sont à gauche des réactionnaires. On dit qu’un enfant a reçu une éducation libérale quand ses parents ont tout fait non pas pour qu’il entre dans un moule écrit à l’avance par un ordre ou des textes religieux, non pas pour qu’il reproduise la pensée de la droite et de l’extrême droite religieuse, mais au contraire dans le but de le faire devenir lui-même, de le faire devenir ce qu’il est vraiment, de ne pas choisir à sa place, de lui offrir le choix.

Le libéralisme, mot synonyme du capitalisme et une éducation libérale, qui respecte le choix de l’enfant c’est très différent.

Les grands patrons les plus réactionnaires ont préféré soutenir Fillon et Le Pen. Le Pen ne roule pas pour ceux d’en bas, elle tente d’embobiner les plus ignorants, ceux qui vivent dans les campagnes, pour le compte du grand patronat, pour le compte de la grande bourgeoisie. Elle est leur complice tout en se prétendant “antisystème”.

Attention à ce mot “antisystème”, il a été utilisé par les fascistes dans les années trente. Le Front National était un parti fasciste. Rassemblement National, c’est exactement le même parti, il n’y a que le nom qui change, qui donne une image assagie mais il s’agit de la stratégie de l’extrême droite pour prendre le pouvoir. L’extrême droite, c’est du vent, ça ne pèse pas grand chose. Elle ne peut pas prendre le pouvoir en France par les armes, elle est trop divisée, trop peu nombreuse. Numériquement, l’extrême droite ne pèse rien. Elle n’existe que parce qu’il y a des millions et des millions d’ignorants politiques. C’est par les urnes que l’extrême droite veut abattre la démocratie et la République.

Macron est de gauche, à cheval entre le centre gauche et la droite démocrate et son gouvernement et sa politique est de droite. Il a été mis au pouvoir au but de faire perdurer un champ politique extrêmement discrédité.

Voilà pourquoi la bourgeoisie française possède aussi tous les médias ou presque. La bourgeoisie choisit systématiquement le candidat capable de l’emporter le plus à droite possible, tout en offrant une très forte audience à Le Pen, à l’extrême droite, au but d’attiser le racisme, la haine ou même le fascisme puisque le programme très social de Le Pen n’est bien évidemment qu’une grossière arnaque. Il n’y a pas plus antisocial que l’extrême droite, ce sont les pires.

Le Pen est chargée de faire penser à droite et à l’extrême droite, chargée de faire basculer toujours plus à droite les débats de la société. Le Pen s’adresse avant tout aux moins instruits, à ceux qui ont reçu une éducation campagnarde religieuse au but de les faire voter dans le camp de la Rente, des bourgeois de Neuilly, de Nice, de Biarritz et d’ailleurs. Quand Le Pen promet le retour à la retraite à 60 ans pendant toute sa campagne en 2017 pour ensuite l’ajourner quelques jours avant le second tour, elle ne se contente pas de couillonner ses électeurs, elle roule objectivement pour la Réaction, pour les possédants.

C’est la mentalité arriérée et religieuse de ses électeurs qui les pousse à attendre du social avec Le Pen alors qu’elle porte le projet des politiques les plus antisociales qui soient. Elle promet la retraite à 60 ans pour ensuite ne pas la faire. Ses électeurs sont des croyants. Des électeurs que Le Pen emmène à voter dans le camp de la grande bourgeoisie, notamment la bourgeoisie la plus réactionnaire, la plus religieuse, la plus raciste, la plus misogyne, la plus homophobe, la plus intolérante.

Quand Le Pen promet le déremboursement du droit à l’IVG, elle agit là encore, dans le camp des hommes bourgeois les plus réactionnaires que compte le pays. L’objectif est de liquider le droit à l’IVG, pourtant obtenu en 1975 en France, en deux fois. Une première fois en ne s’attirant pas les foudres des femmes nées bourgeoises, qui elles, disposent de toutes les ressources pour se faire avorter dans les cliniques privées, pour, dans un second temps, supprimer purement et simplement le droit à l’IVG. La droite, elle aussi, a présenté aux européennes, un candidat notoirement connu pour ses positions anti-IVG.

Le Pen représente le joker ultime de la bourgeoisie, au but de liquider à la fois les pratiques démocratiques minimales et pour liquider la République. En France, l’extrême droite a historiquement toujours voulu abattre la République, de la même façon que l’extrême droite s’est opposée à la laïcité, elle s’est opposée à la fin de l’enseignement non mixte, elle s’est opposée aux cours d’éducation sexuelle à l’école, etc,…

Si on regarde un peu l’Histoire, l’extrême droite finit toujours par penser comme la droite en place avec 70 ans de décalage. Les riches et les vieux votent à droite. Les petits riches tricheurs égoïstes et les idiots politiques votent à l’extrême droite. N’oublions pas que Le Pen est une catholique intégriste qui écoute la messe en latin dans l’une des pires églises de France, remplies de réactionnaires.

La droite et Le Pen défendent une société la plus inégalitaire possible, une société soit disant voulue par Dieu. Il a bon dos.


En photo, le député d’extrême droite Gilbert Collard et sa conception très particulière de la solidarité, une conception furieusement réactionnaire. 

En réalité, il y a autant de catholiques qui votent à gauche que de catholiques qui votent à droite et à l’extrême droite.

Les catholiques de gauche veulent une société plus juste ou en tout cas, moins injuste, même si dans cette société, tout est organisé, par l’Etat, pour le bon plaisir des plus riches.

Jérome Rodrigues a été changé en Jean-Marie Le Pen par les policiers fascistes français, par les policiers protégés par la République française actuelle, une République qui n’a de République que de nom, une République fantoche. On a pu voir récemment un préfet défendre ceux qui possèdent une résidence secondaire. Pourtant, 91% des français ne possèdent pas de résidence secondaire. Toute la société est organisée pour le bon plaisir des plus riches mais aussi pour celui des petits bourgeois.

Le petit bourgeois n’est pas né bourgeois. Le petit bourgeois veut vivre comme un bourgeois, il rêve d’avoir la même existence qu’un bourgeois. Les petits bourgeois profitent tout autant que les bourgeois, du système capitaliste.

Le chroniqueur de droite fascisante Eric Zemmour est un petit bourgeois. Michel Onfray est un petit bourgeois. Tous les présentateurs télé sont des petits bourgeois. De nombreux petits patrons sont des petits bourgeois même si certains, avec le temps, ont été rendus au rang d’ouvriers, ils ont la même paye ou se versent parfois moins que leur chef de chantier.

La droite, la Réaction, avait déjà volé aux républicains, pendant les années 30, le mot “République” dans le titre de ses partis.

On a vu aussi quand la droite a créé le RPR il y a quelques dizaines d’années, on le voit de nos jours avec Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan, devenu Debout la France en 2014. Or Dupont-Aignan n’a strictement rien d’un républicain puisqu’il avait accepté de devenir premier ministre de Le Pen dans le cas où celle-ci aurait été élue en 2017. Le Pen était en 2017 le candidat le plus antirépublicain.

Entendre la droite parler de République est ridicule. Si la droite était républicaine, même si en son sein, il existe un nombre relatif d’élus aux conceptions républicaines, elle ne mènerait pas nationalement systématiquement une politique en faveur des plus aisés, des héritiers et des plus riches (patrons, rentiers, châtelains, chirurgiens, procureurs, juges, etc) et de mépris des plus faibles. C’est la droite qui a mené pendant trente ans un combat idéologique contre ce qu’ils nomment odieusement “l’assistanat” et qui n’est en réalité, que de la solidarité minimale, bien mal en point en France.

Il s’agit d’un rapt, d’un vol, d’une contrefaçon. L’UPR, lointaine héritière du chiraquisme, est aussi dans cette logique. La droite change de nom quand leur parti phare est totalement discrédité, croulant sous les affaires.

La droite et l’extrême droite, qui adorent l’argent, sont beaucoup plus souvent mouillés dans des affaires, même si elles peuvent parfois aussi se produire à gauche.

Quand il s’est avéré que le RPR n’était quasiment composé que de bandits et de brigands, la droite a changé de nom et s’est nommée UMP, pour faire oublier toutes ses casseroles.

Quand l’UMP a commencé à crouler sous les affaires, là encore, la droite a changé de nouveau de nom, pour se nommer Les Républicains. Il n’est pourtant pas très difficile de démontrer que ce parti possède une conception de la République aux antipodes de l’idée républicaine déployée par la Commune de Paris en 1871 et qui a marqué une tentative, odieusement réprimée dans le sang par la Réaction, par les versaillais, par les réactionnaires, de proposer un autre projet de société, beaucoup plus horizontale, sans Chef.

La droite défend les écoles privées, à 97% catholiques. La grande majorité des français finance concrètement chaque année, une école réservée le plus souvent aux bourgeois, aux riches, aux catholiques riches et aisés mais aussi aux petits bourgeois.

La droite défend les cliniques privées au détriment d’un accès aux soins pour tous. Il s’agit d’une conception réactionnaire de la République, une “République” inégalitaire, religieuse, à l’esprit militaire, aux antipodes des valeurs initiales de la République notamment déployées à l’occasion de la Commune de Paris, aux antipodes de ce que pourrait être une République Sociale, qui pour l’instant, n’a jamais existé.

C’est l’école républicaine gratuite et laïque qui offre une instruction pour tous, c’est la Réaction qui défend les écoles privées réservées à une minorité.

Chaque année, l’Etat et les collectivités locales donnent 10 milliards à l’école privée catholique. Les plus pauvres financent l’école des plus riches.

Chaque jour, des petits patrons obligent leurs ouvriers, à écouter l’émission ultra réactionnaire des Grandes Gueules.
Il s’agit pour eux d’obliger leurs salariés à penser comme des bourgeois réactionnaires. Il s’agit pour eux de faire voter à droite, de faire penser à droite leurs ouvriers, ou en tout cas, les plus crédules, les plus suiveurs, les plus serviles.

Sur cette capture d’écran, on découvre Anasse Kazib qui a passé, le pauvre, plus d’un an à se salir avec ces réactionnaires. Ce syndicaliste de Sud Rail, syndicat d’origine catholique qui a ouvert des trains gratuits pour les manifestations lepénistes du samedi, qui se dit parfois “gauchiste” ou parfois “marxiste révolutionnaire” n’est ni l’un, ni l’autre. Aucune personne de gauche n’irait se dégueulasser sur un tel plateau et même, sur la quasi totalité des plateaux de ces chaînes de télé et de radio patronales.

Pendant plus d’un an, il a servi de jouet pour la Réaction, une sorte de guignol idéal pour les réactionnaires. Il a vendu son âme aux réactionnaires en passant tous les jours pour un idiot, moqué et ridiculisé par ces réactionnaires. Un peu comme quand un enfant appartenant à la classe d’en bas, se fait moquer et persécuter par les enfants de bourgeois dans une école privée.

Il se dit “révolutionnaire” mais il n’a visiblement strictement rien compris au capitalisme. Quand un réactionnaire lui demande si manger au restaurant, c’est capitaliste. Il répond que non, dans l’extrait choisi en photo. Or le restaurant, c’est tout récent à l’échelle de l’Histoire du capitalisme et cela fait aussi partie du capitalisme. La bourgeoisie adore montrer à l’écran ce genre de personnage. Cela permet d’enfumer les masses, de brouiller les pistes, de faire en sorte que personne ne comprenne rien à rien, quelle aubaine!

Anasse Kazib accuse la finance, cela prouve bien, là encore, qu’il n’a rien compris à la société dans laquelle il vit. Il affirme qu’il crée de la richesse, en tant que cheminot. Là encore, il ne comprend pas le réel capitaliste. Le cheminot ne produit aucune richesse. Le cheminot, comme le conducteur RATP, est surtout le voiturier du patronat et le conducteur de calèche de la bourgeoisie et de la petite bourgeoisie, ceux qui partent en week end, qui vont au ski, qui voyagent dans les hôtels, etc). C’est lui qui emmène les ouvriers se faire exploiter au travail. Anasse Kazib vit, exactement comme la bourgeoisie et la petite bourgeoisie, sur le dos du travail des ouvriers. Cela ne veut pas dire que son boulot est facile, il est très dur. Beaucoup ne supporteraient pas d’être séparés de leur foyer trois week end par mois. Mais Anasse Kazib ne produit aucune richesse. Il permet aux patrons d’exploiter les ouvriers et les employés.

Il se pense radical alors que ce n’est qu’un simple réformiste au fond stalinien. La bourgeoisie adore ce genre de type, ça permet de faire en sorte que personne ne comprenne rien à rien, cela permet de faire monter à l’écran des vrais faux radicaux, de vrais faux anticapitalistes.

Anasse Kazib est un fonctionnaire à la mentalité étatiste. Il ne veut pas comprendre que les restaurants ne sont pas là pour “faire tourner l’économie” mais qui sont précisément la preuve que le capitalisme existe. Il veut ignorer que ce sont des femmes peu ou pas diplômées qui servent dans les restaurants, pour le bon plaisir, le plus souvent, des bourgeois et des petits bourgeois.

En participant le 10 novembre 2019 à la manifestation contre l’islamophobie, là encore, il s’est mis dans le camp des réactionnaires, dans le camp des religieux, dans le camp de ceux qui entendent maintenir les femmes sous domination des hommes, dans le camp des homophobes, dans le camp des misogynes, dans le camp des antisémites.

Les réactionnaires, les individus les plus religieux, possèdent souvent un fond antisémite, qu’ils se disent de gauche, de droite ou d’extrême droite.

De tous temps, la bourgeoisie a fait monter à la télé de vrais faux radicaux, de vrais faux impertinents. C’est un cadeau béni des dieux pour elle. Des gens qui se pensent radicaux et qui sont en réalité complices du monde capitaliste et de tous ceux qui en profitent. Coluche était lui aussi un vrai faux impertinent, un vrai faux rebelle.

Quand sur TF1, la présentatrice à midi affirme “qu’on mange au restaurant 4 fois par semaine”, là encore, c’est de la propagande réactionnaire.

Plusieurs dizaines de millions de français ne mangent jamais ou quasiment jamais au restaurant. En fait, ces quatre fois par semaine, c’est une moyenne. Et une moyenne, ça ne veut rien dire; Ca peut cacher des inégalités énormes.

Cette chaîne de droite patronale, TF1, qui affirme “qu’on” mange soit disant quatre fois par semaine au restaurant, veut plonger ses auditeurs dans une vision religieuse et bourgeoise du monde, une vision réactionnaire du monde.

Les patrons de cette télé, comme tous les autres patrons, veulent vivre comme dans un rêve, sur un petit nuage, comme si leur existence était majoritaire dans la société. Ils ne veulent voir que ce qui les arrange.

Voilà pourquoi la chaîne de droite patronale M6 diffuse autant d’émission sur les Chefs de restaurant. Pour imposer une vision patronale du monde, une vision bourgeoise du monde. Ils veulent avoir des images où le Chef gronde les candidats, ils veulent des émissions où l’on entend “Oui Chef!” pour installer l’idée d’une société verticale, religieuse, militaire, réactionnaire.

Voilà pourquoi la chaîne de droite patronale M6 a fait une star d’un agent immobilier, qui, grâce à cette publicité télé, a pu créer sa chaîne d’agences immobilières. Pour rendre sympathiques les agents immobiliers qui sont des petits bourgeois qui travaillent avant tout pour les bourgeois.

Voilà pourquoi des chaînes de droite patronales mettent les plus idiots de France dans des villas, des gens très bêtes, très superficiels pour en faire des téléréalités. Cela permet de diffuser la mentalité de petit bourgeois chez les adolescents, cela permet de créer des rêves d’argent, de gloire, de réussite, de luxe.

Voilà pourquoi les chaînes de télé patronales mettent en scène des antiquaires ou des ventes aux enchères, pour faire croire à ceux d’en bas que tous auraient des “trésors” dans leur maison, pour les placer en soumission au monde des bourgeois, qui dépouillent et se revendent entre eux les rares objets qu’ils ne possèdent pas encore. Mais aussi pour faire croire à ceux d’en bas que la valeur de l’argent resterait toujours la même, pour imposer l’idée que ce sont les bourgeois qui détiennent le bon goût, pour imposer l’idée que ce sont eux qui fixent les prix, que c’est comme ça et que cela ne peut pas être autrement. Pour faire croire aux plus nombreux que ce monde-là ne changera jamais, que l’on passera toute notre vie à tenter de récupérer un peu d’argent en vendant des objets familiaux de valeur, pour imposer l’idée que ce monde-là durera toujours.

Voilà pourquoi le JT de Jean-Pierre Pernaut offre tous les jours, des thèmes proches du fasciste Charles Maurras, en repeignant une France éternelle des campagnes, comme si les banlieues n’existaient pas, comme si la famille de Anasse Kazib ou lui-même n’avait jamais connu le racisme. Voilà aussi pourquoi Pernaut fait de jolis sourires quand il lance un reportage à la gloire de Marine Le Pen. Ce JT, c’est un peu les valeurs du collaborationniste Pétain. Cette France éternelle qui regarde l’avenir dans un rétroviseur, cette France de vieux cons qui passent leur vie à s’empiffrer dans les restaurants.

Si vous voulez en apprendre beaucoup sur les restaurants, allez donc lire cette petite planche de BD.

Voilà le monde que défendent les bourgeois et les petits bourgeois, y compris les petits bourgeois de gauche, les journaux pour cadres de gauche comme le Nouvel Obs ou Libération, voilà le monde que défend la totalité des petits bourgeois qui sont partout à la télé, à la radio mais aussi sur les réseaux commerciaux marchands.

Anasse Kazib n’est absolument pas révolutionnaire, il a une condition d’ouvrier mais il pense exactement comme un petit bourgeois.