Oh que oui, on leur doit une fière chandelle, à ces pauvres gilets jaunes

Heureusement qu’on les a eus, ces pauvres gilets jaunes, grâce à eux, en lieu et place de placer au pouvoir une dictature, comme le font toutes les couches arriérées et religieuses dans le monde, on est allé toucher les tréfonds de la droite de la droite de la droite afin de partir vigoureusement dans l’autre sens. Par leur action et même si à l’époque, ils ne savaient pas qu’ils avaient été manipulés par l’extrême droite, c’est comme si la bourgeoisie la plus réactionnaire avait perdu sa prise de terre. Ca veut dire qu’au prochain coup de tonnerre, elle saute, à condition, bien sûr, de ne pas suivre tous les rétro-staliniens qui ont massivement embrayé dans ce pudding comme d’un seul homme.

Avec la cohorte de scènes grotesques que l’on a eues à subir, comme par exemple celle où ces pompiers chouardiens déposent un drapeau nationaliste aux pieds des CRS dans le but qu’ils leur fassent des bisous, on a eu la démonstration concrète que l’âme de cette secte vieille d’à peine 1700 ans court encore dans les têtes et que tous ces bonhommes se sont unis tous en cœur contre l’émancipation du travail, des femmes et du travail des femmes.

On doit beaucoup, oui, à ces pauvres gilets jaunes, qui, par leur action, peuvent servir de nécessité impérieuse, pour Macron, de donner un coup de barre à gauche. On doit beaucoup à tous ces fans de Jean-Marie Bigard et de Patrick Sébastien radicalisés sur internet et par les formules mathématiques qui les ont rangés, avec amour, dans la même paroisse que le tandem Dupont-Aignan/Le Pen.

Oui, on leur doit beaucoup à ces pauvres gilets jaunes, qui nous ont fait comprendre à quel point la société était à droite, à quel point le “moi, ma gueule, ma bagnole” était le mantra préféré de millions de français. Ils nous ont fait comprendre à quel point le monde syndical était totalement indifférent à l’émancipation des femmes, à l’égalité, au dépassement du Travail, ils nous ont fait réaliser, grâce à leur courage, par exemple en brûlant un péage et en se déguisant en gendarmes l’espace d’une nuit, combien la mentalité de cette secte sordide pouvait se reconstituer facilement et ce dans un pays où les croyants sont très minoritaires, dans un pays où plus personne ou presque va à la messe, dans un pays qui compte chaque année qui passe, 1% de plus d’athées.

Oh que oui, on leur doit une fière chandelle, à ces pauvres gilets jaunes. On a pu réaliser à quel point il y avait pour nécessité d’engager la voie d’un autre modèle de société. Une société non pas plus juste mais Juste, non pas une société plus libre mais une société libre, non plus une société plus égalitaire mais égalitaire.

Ces pauvres gilets jaunes nous ont aussi fait comprendre combien l’extrême gauche française était carbonisée, combien elle était réactionnaire, combien sa faillite avait été grande en courant depuis des années après les identitaires et en se situant sur la seule sphère culturelle, ces fils de cadres, de profs et d’éducs ont pu apparaître ainsi, déguisés en “libertaires”, tels qu’ils étaient, de futurs petits contremaîtres du capitalisme.

Sans Macron, il n’y aurait jamais eu les gilets jaunes. Sans les gilets jaunes, il n’y aurait jamais eu le coup de barre à gauche de Macron. Nous devons à cette fine équipe, à cet extraordinaire tandem, beaucoup.

Actuellement, ce ne sont pas les syndicalistes qui embrayent avec les lepénistes qui assurent les libertés démocratiques minimales. Ce sont ceux qui sont allés à l’Université, ce sont ceux qui font marcher leur tête, ce sont ceux qui pensent par eux-mêmes, ce sont ceux qui ne noient pas leur chagrin et leur catholicisme mal embouché dans les nuées de vidéos conspirationnistes qui encombrent les réseaux commerciaux et d’hébergement de vidéos en ligne.

Un grand merci à tout le monde pour cette séquence politique extraordinaire, cela nous permet de comprendre que pour l’instant, la classe ouvrière est stupide comme rarement, égoïste, aliénée, conservatrice, masculiniste, ils nous ont fait prendre conscience que pour l’instant, mieux vaut attendre que toutes les couches de plancton soulevées par ces godillots de l’exploitation ordinaire, retombe au fond afin que l’eau soit plus claire.

Grâce aux gilets jaunes, on a compris combien une part du monde ouvrier était raciste et totalement indifférente à l’émancipation des femmes, combien cette classe ouvrière dont se gargarisent les maos et les staliniens, y compris déguisés en “libertaires” est totalement débile politiquement et qu’il faudra attendre de longues années avant qu’elle s’achète un cerveau en 4 fois sans frais sur Ctriscount.

Le mot de la fin viendra de la bouche de ce valeureux gilet jaune interviewé par la chaîne confusionniste chouardienne “La Vraie Démocratie“, une scène d’une violence et d’une émotion rare, où l’on voit ce jeune retraité propriétaire de sa baraque, fondre en larmes parce qu’ils ne peut pas s’acheter des voitures de luxe comme les ouvriers luxembourgeois. Une scène d’une intensité et d’une vérité rare, une scène qui sans doute, résume mieux que quiconque ces événements extraordinaires, une scène d’une tristesse infinie où l’on voit le pauvre homme s’écrouler de douleur à l’idée de ne pas pouvoir rouler dans la dernière audi à la mode.

Merci les gilets jaunes et Vive Macron!