Biodiversité. D’où vient le mensonge écolo sur la disparition annuelle de 40.000 espèces?

Le business politique principal des écolos est celui de l’agitation de la peur et de l’ignorance. Tels des millénaristes contemporains, ils ont pour nécessité de déployer en permanence un catastrophisme de bon aloi qui est souvent exprimé par le biais de formules choc, mêlant affirmations pseudo-scientifiques et chiffres totalement effrayants censés nous démontrer que nous serions au bord du précipice et que la fin du monde serait proche si l’on ne se pliait pas doctement à la totalité de la panoplie ésotérique véhiculée par le mouvement. Dans un monde où toute information est désormais accessible à tout un chacun, les écolos ont besoin de démontrer continuellement qu’ils ont en leur possession des données et des analyses que personne ne possède, ce qui est censé justifier leur ascendant intellectuel sur l’ensemble de la société. L’auteur portugais João Bernardo nous dévoile ici l’une des nombreuses supercheries catastrophistes agitées par ces nouveaux prêtres spécialisés dans l’alarmisme politique, l’affirmation selon laquelle 40.000 espèces disparaîtraient chaque année dans le monde.

Commençons par la prétendue «perte de la biodiversité». Il est intéressant de connaître la genèse de cette idée pour comprendre pourquoi, aujourd’hui, on la mentionne à propos de tout et de rien. Comme l’a expliqué Bjørn Lomborg, l’écologiste Norman Myers affirma en 1979, sans citer la moindre référence, que, jusqu’au début du XXe siècle une espèce disparaîtrait tous les quatre ans, et que ce taux passerait ensuite à une espèce par an. Lors d’une conférence qui se tint en 1974, on émit l’hypothèse, sans qu’elle fût étayée par la moindre recherche, que le taux d’extinction avait alors atteint 100 espèces par an, affectant non seulement les animaux, mais toutes les espèces, y compris celles qui étaient encore ignorées par la science. Il est vraiment extraordinaire d’attribuer un taux d’extinction à quelque chose qui n’est pas encore connu !
Comme si cette méthode particulière ne suffisait pas, Norman Myers prétendit que, durant les vingt cinq prochaines années, un million d’espèces disparaîtraient, effectuant un calcul facile : 40 000 espèces allaient disparaître chaque année. «Toute l’argumentation de Myers se résume à cette affirmation, conclut Lomborg. Son livre ne fournit pas d’autres références ou arguments» Telle est l’origine de l’une des peurs contemporaines.

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A lire en complément, Ecofascisme, les leçons de l’expérience allemande

Selon l’auteur, l’écofascisme trouve ses racines dans “l’Allemagne” [1] du XIXè siècle. Dans la première moitié du siècle, deux intellectuels se distinguent par leur approche de la nature : le premier s’appelle Ernst Moritz Arndt et développe une théorie combinant l’amour de la terre et un nationalisme xénophobe ; le second est Wilhelm Heinrich Riehl. Ce-dernier construit sur l’héritage de Arndt en mettant un accent particulier sur le romantisme agraire et la haine des villes.
Les théories d’Arndt et Riehl trouvent un écho favorable dans la deuxième moitié du XIXè grâce au développement du mouvement völkisch, que l’auteur définit comme un « populisme ethnocentrique avec un mysticisme de la nature ». Concrètement, le mouvement prône un retour à la terre et à la vie simple et s’attaque au rationalisme, au cosmopolitisme et la civilisation urbaine (donc aux Juifs, censés incarner l’ensemble).
Au même moment, un zoologiste allemand répondant au nom de Ernst Haeckel marque de façon indélébile l’histoire de l’écologie puisque c’est lui qui en invente le mot. Cet individu éminemment réactionnaire devient vite une référence pour les partisans du darwinisme social, du racisme, de l’antisémitisme et de l’impérialisme allemand.  Lire la suite ici